L'histoire d'Aveyron sur Lot est riche et ancienne puisqu'elle a laissé des traces qui ont plus de 4000 ans dans la grotte préhistorique de Foissac.
Découvrez cette histoire qui a été marquée par la rencontre de l'homme, de l'eau et du charbon.

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La
préhistoire
Hormis les dolmens, le Menhir de Pierrefiche et le tumulus de Salles Courbatiers, les plus anciennes traces de l'occupation humaine de notre région ont été découvertes à deux endroits : un gisement néolithique chasséen (3000/3500 ans Av JC) mis à jour sous les remparts de Capdenac-le-Haut en livrant poterie, silex et statue en pierre, et la grotte de Foissac où l'on a retrouvé poteries, empreintes et ossements attestant de l'implantation d'une population rurale il y a près de 4000 ans. Grotte et Parc Préhistorique |
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Epoque
gallo-romaine
Depuis ces premiers paysans, l'épopée humaine
de notre territoire a laissé bien des traces.
L'origine des noms de nos villages est le premier indice qui permet d'attester
de l'existence des cousins d'Asterix.
Flacinacum deviendra Flagnac, Aspéris deviendra Asprières, Albinus deviendra
Aubin.
Deuxième, et non pas le moindre, indice : Capdenac-le-Haut, village Gallo-romain
bâti sur un promontoire dominant le Lot. Ce village fut le témoin des luttes
entre Gaulois et Romains.
Capdenac-le-Haut
Troisième indice, le site de Girmou. En effet, sur la
commune de Firmi, trois ans de fouilles (82/85) ont permis de mettre à jour
un habitat rutène fondé au 1er siècle avant J.-C. et détruit vers la fin du
IIe siècle ou au milieu du IIIe siècle de notre ère.
Musée
archéologique de Firmi
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Epoque
Médievale
Les vestiges des cités médiévales apparaissent lorsqu'on arpente les rues de nos villes et villages comme à Aubin, Balaguier d'Olt ou encore à Capdenac-le-Haut, sous la forme de fortifications. Site du Fort d'Aubin |
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Le
Lot, richesse et ouverture sur l'extérieur
La
rivière Lot a façonné un paysage de contrastes. Fougueuse lors de ses crues
qu'on appelait les " eaux volantes ", elle sait aussi être généreuse ; les
alluvions qu'elle a charriées ont fertilisé les plaines et la vallée. Très
tôt la rivière a servi de voie de pénétration pour cette région et de voie
de communication avec d'autres. Dès le début du XIII siècle, avant l'avènement
du chemin de fer, les gabares à fond plat servaient de moyen de transport
et d'échanges de marchandises avec le port de Bordeaux. Bois, vin, châtaignes
et plus tard charbon transitaient par voie d'eau.
Maison
de la Rivière Olt
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Les
moulins
La présence de moulins et de leurs retenues sur les nombreuses résurgences qui entourent le village de Balaguier d'Olt (dont une près de l'église), confirme l'existence d'un peuple de l'eau sur les ruisseaux, en plus des activités fluviales liées autrefois au commerce du vin et du chanvre avec Bordeaux. |
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La
Vallée de Cerles et la Vallée de la Diège qui traversent les communes de Sonnac,
Salles Courbatiers et Capdenac offrent les traces de cette ancienne activité.
Les villageois venaient y moudre le grain, mais aussi écraser et presser les
noix pour en extraire l'huile. Un des moulins, présentant une porte gothique,
semble dater du XIV siècle.
Aujourd'hui, même si la plupart de ces moulins sont à l'abandon, certains
sont encore debout, transformés en habitation de charme ou en pisciculture.
Le seul moulin que l'on puisse encore voir en mouvement est le moulin du Barry
Haut à Viviez.
Moulins
L'Histoire de l'eau à Cransac-Les-Thermes :
Thermalisme
Dès la plus haute Antiquité, Cransac est connue (et reconnue)
pour ses sources aux vertus bienfaisantes. Au cours des siècles, la cité étendra
son influence grâce à ses eaux minérales mais aussi grâce à un phénomène étonnant
: le "puech que ard ".
La
richesse du sous-sol et métissage culturel
La
diversité des richesses du sous-sol n'a jamais laissé indifférent l'homme
qui a su tirer parti et exploiter très tôt de cette terre des contrastes.
Les traces les plus vives laissées dans le paysage et dans la culture des
hommes, sont dues à la présence du charbon dans le sous-sol du bassin Decazevillois.
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En 1827, le Duc Decazes, ministre sous Louis XVIII, revient d'Outre Manche, riche d'un nouveau savoir faire qu'il met en application sur le bassin houiller. En 1828, la nuit de Noël voit naître à FIRMI la première coulée de fonte. L'exploitation houillère peut alors prendre une dimension industrielle. La navigation et les aménagements sur le Lot s'intensifient, puis le train prend le relais. De toute part jaillissent du sol des bâtiments intrigants qui témoignent encore aujourd'hui de cette activité frénétique, et que vous pourrez découvrir en vous promenant dans les villes de Decazeville, Aubin, Cransac-les-Thermes, Firmi et Viviez. |
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Mais
les crises économiques et les grèves ponctuent le XIX siècle. Zola s'en inspirera
pour écrire Germinal.
En 1892 débute l'exploitation
du charbon à ciel ouvert avec la découverte de Lassale. Grande consommatrice
de houille, d'acier et de zinc, la guerre de 14 ramène momentanément
la reprise économique dans le Bassin où de nombreux ouvriers polonais,
russes et espagnols décident de se fixer.
Patrimoine
industriel
Pour plus d'informations sur le patrimoine industriel à Decazeville :
aspibd.free.fr
Le
Rail
Le rail
arrive en 1858, avec l'ouverture du tronçon "Montauban-Saint-Christophe" et
prend très vite le relais du transport fluvial.
La décision du Grand Central de faire aboutir le projet d'une ligne ferroviaire
de Montauban à la rivière Lot sur la rive gauche de la rivière donna naissance
à une ville nouvelle : Capdenac-Gare.
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Au fur et à mesure des ouvertures de lignes, la
gare devint une véritable plaque tournante sur Rodez, Brive, Figeac/Aurillac
et Cahors. En 1946, 42 trains vapeur (voyageurs) quittent les quais
au départ de Capdenac-Gare.
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Aujourd'hui
Après
la fermeture des puits de mines dans les années 60, l'arrivée du Diesel et
la fermeture du Dépôt de Capdenac en 61, puis l'arrêt de l'activité sidéro-metallurgique
et la fabrication de zinc brut à la fin des années 80, fort d'un savoir faire,
le bassin Decazevillois ainsi que Capdenac-Gare se tournent vers d'autres
horizons économiques, maintenant leur vocation industrielle.
La fin de l'année 2001 voit la fermeture de la dernière mine
encore en exploitation (la Découverte) et clôture définitivement
le Chapitre de l'épopée minière et sidérurgique
du Bassin.
Industrie